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LA FLEUR EN OR D’INÈS BOUBAKRI // PIERRE VASSAL

L'or et la manière

 Les jeux Olympiques représentent le Graal pour tous les athlètes.

Inès BOUBAKRI est l’une d’entre eux. Elle est donc venue s’entrainer en France, pays qui lui a permis de trouver des conditions d’entrainements plus développées que dans son pays, la Tunisie. Mais après quelques années passées à se préparer sereinement et à bénéficier des infrastructures de la fédération française d’escrime, la situation a bien changé. En effet, les jeux Olympiques approchant, la fédération a vu d’un très mauvais œil les athlètes étrangers bénéficiant du concours de l’INSEP pour leur préparation, considérant que ceux-ci seraient à même de concurrencer les chances tricolores de médailles.

Ines Boubakri a dû donc s’adapter, en changeant du jour au lendemain de kinésithérapeute, en retournant s’entraîner dans son club d’escrime aux installations plus sommaires qu’à l’INSEP. Mais surtout, son entraineur, Yann Détienne, affilié à la fédération française, n’a pas reçu l’autorisation de l’accompagner à Londres. Par ailleurs, la fédération tunisienne l’aide au minimum, et c’est à Inès Boubakri d’organiser ses déplacements ainsi que son séjour à Londres.

C’est dans ce contexte qu’Inès Boubakri se prépare, le plus souvent seule pour pouvoir décrocher, selon le rêve de sa mère elle même participante aux Jeux Olympiques d’Atlanta, l’or olympique.